Le temps est venu pour nous de quitter le paradis, de quitter la Nouvelle Calédonie. Fini les îlots paradisiaques et autre plongée dans le lagon au milieu de poissons au mille couleurs. Enfin, fini, presque fini plus exactement puisque nous allons tout de même passer 3 jours à Brisbane non loin du célèbre Surfers’ Paradise sur la Gold Coast. Donc avec un petit peu de chance, ça ne devrait pas être un adieu complet aux plages de sable blanc et autres récifs.
Bref, je n’avais pas rédigé d’article depuis notre départ pour ce long week-end à Naïa (que j’ai tout de même appelé la campagne, c’est vraiment une expression parisienne…) jeudi soir dernier.
Depuis vendredi matin, nous avons enchaîné les nouveautés avec Larissa. Ainsi vendredi au petit matin (7h), nous avons mis le jet-ski à l’eau comme des grands – Enfin comme des grands façon de parler, puisque j’ai failli m’encastrer dans les rochers suite à un problème de batterie trop faible pour lancer le démarrage – puis navigation de 15 minutes environ pour nous échouer sur un des îlots peuplant la partie du lagon se trouvant devant le domaine de Naïa (de mémoire je crois qu’il s’appelait l’île aux anges).
Bien sûr nous nous sommes retrouvés seuls car il ya peu ou pas de touristes en NC et, de plus, peu de locaux sortent le vendredi matin puisqu’ils travaillent !
Enfilade de masque, tuba et palmes pour une balade d’une petite heure dans les patates (ensemble de coraux à environ 2-3 mètres de profondeur)peuplées de poissons multicolores comme les perroquets, les poissons cochers ou encore des balistes. Bien sûr il y avait aussi des anémones avec de charmants poissons clowns fluorescents plus communément appelés « Némos ».
Les neuneus en vacances n°1 : bien sûr, on avait oublié l’appareil photo étanche d’Antoine !

Némo en live c quand même top!

Un poisson perroquet. Des couleurs extraordinaires! (photo non contractuelle
)

Poisson cocher

Baliste-Picasso. A se demander si le Maître n'a pas dessiné sa toise…
Après cette plongée, nous sommes revenus pour une balade en canoë-kayak biplace dans les canaux de Naïa pour apercevoir les plus belles demeures et plus beaux bateaux.
Antoine nous a ensuite rejoint avec l’oncle de Kareen ,Jean-Luc, qui a eu la gentillesse de ramener 2 autres jets-skis. Et là, la compétition a démarré : 20-25 minutes à fond les ballons dans le lagon pour atteindre un autre îlot un peu retiré, l’île ronde (tu me diras Antoine si je me trompe de nom). On a fait les gamins, bu beaucoup d’eau de mer à l’insu de notre plein gré, mais on a bien rigolé !
Pour rappel, l’île ronde, c’est l’îlot où quelques jours auparavant Antoine et un ami étaient allés chasser et avaient croisé des requins pointes blanches. C’est durant cette chasse que j’étais remonté à bord avec Larissa en prétextant des attaques de méduses tueuses d’hommes (quoi, je suis marseillais ?).
L’objectif était clair, cette fois : nous partons dimanche de Nouvelle Calédonie, il faut croiser au moins 1 requin avant.
Nous avons amarré les scooters des mers les uns aux autres, après avoir balancé l’ancre bien entendu.
Petite question : vous avez déjà essayé d’ouvrir le coffre avant d’un jet en pleine mer et fouillé au fond pour trouver palmes, masques et tuba ? Pas évident, essayez, vous verrez !
Enfin, plouff ! Après quelques minutes de lutte avec le coffre et la houle.
Grande balade le long du récif qui entoure l’îlot, des poissons à gogo avec environ 5 mètres de fond, des étoiles de mer, une murène, pas contente du tout (gueule ouverte à nous regarder…).
Les fonds sont encore plus jolis que lors de la sortie du matin et la faune plus riche. Les coraux sont plus colorés, même si la plupart sont morts et donc blanc cassé.
Les neuneus en vacances n°2 : bien sûr, on avait oublié l’appareil photo étanche d’Antoine !
Vendredi midi a été consacré au repos des guerriers avec grosse sieste à l’appui.
Vendredi soir, j’ai fait un aller-retour à Nouméa pour acheter de la viande fraîche (on avait pas trouvé d’abats) pour le shark feeding (nourrisage des requins en pleine mer) prévu le lendemain matin à l’aube.
Le samedi matin, nous sommes donc partis la fleur au fusil à la passe de Dumbéa pour aller à la rencontre de nos ennemis préférés, de ces monstres magnifiques et fascinants que sont les requins. Levés à 5h30 du matin, départ à 6h pour 1h de navigation et un lever de soleil magnifique pour nous réveiller.
On arrive à la passe… Petit aparté : une passe c’est un espace sans récif entre le lagon et l’océan pacifique permettant à toutes sortes de jolies bestioles d’entrer dans le lagon comme les tortues, les baleines, les dauphins ou les requins.
Nous arrivons donc à la passe vers 7 heures. Tout fiers de mes achats de viandes de la veille, je découpe joyeusement des petits morceaux que je balance à l’eau à 5 mètres de vagues aussi hautes que le bateau qui se forment devant le récif et s’abattent dessus : autant dire un piège à marins d’eau douce.
5 minutes se passent, 10 minutes : une ombre apparaît dans l’eau et tout à coup : Larissa me tapote l’épaule et me dit : j’en ai marre on rentre ? (j’en rajoute un peu, pour qu’elle passe pour une vilaine fille de temps en temps) En fait, c’était son ombre dans l’eau. On a dû attendre 20 à 25 minutes, disséminer suffisamment de nourritures pour nourrir un village Kanak pendant 3 jours et rien. Pas un croc, pas une dent, même pas une mouette.
On se dit que ce n’est pas le bon endroit et on finit par bouger une fois, deux fois, trois fois… Et puis zut… C’est le 1er mai, eux aussi sont en congés pour fête du travail et ne souhaite répondent à nos offres de services. Mais comme dirait Marco, un ami : c’est quoi le cahier des charges pour vous satisfaire ?
On abandonne donc après 3 heures de recherche et on rentre à Naïa tous épuisés par le néant de notre matinée.
Sauf que sur le retour, une belle surprise nous attendait ! Un cri de Larissa a surgi : Ahhhh ! il y a quelques choses là-bas, au loin. C’est quoi ? Un aileron, puis un autre, une queue… Des dauphins du lagon.
Une dizaine de dauphins étaient joyeusement en train de manifester le bonheur d’avoir un jour férié qui tombe un samedi (il travaille sûrement pour le MEDEF, en gros pour le patronat). Ils sautent de partout, dans un sens puis dans l’autre puis emboîtent le pas de notre bateau pendant quelques centaines de mètres. Quelle beauté, quelle élégance ! Ils foncent sous l’eau, réapparaissent. La joie éclate à l’intérieur du bateau, applaudissements de tous à chaque saut et sifflets entourent leurs spectacles.
Nous avons beau nous écrié des « encore ! Encore ! », ils finissent par nous laisser aller. Nous n’aurons donc pas perdu notre matinée, bien au contraire. Même nos amis calédoniens n’avaient jamais vu cela.
Comme vendredi, le reste de la journée a été consacré au repos des guerriers et à quelques sorties en jet pour le fun.
Dimanche matin, jour de notre départ, nous en avons profité pour retourner à l’île ronde pour plonger sur les belles patates et voir à nouveau de magnifiques poissons en tout genre.
Les neuneus en vacances n°3 : bien sûr, on avait oublié l’appareil photo étanche d’Antoine !
Nous avions bon espoir de croiser un requinounet, mais malheureusement ce ne fût pas le cas. Nous en avons donc déduit qu’il ne devait pas travailler le dimanche, lendemain de jour de fêtes non plus. Dommage, pour nous ! Il va falloir revenir en Nouvelle Calédonie !
Départ pour Brisbane (Australie) à 16h30 pour un atterrissage prévu à 18h45. Notre voyage continue la tête pleine de paradis.
L&F.